Déroulé de la séance

Pendant la séance, le praticien se met en disponibilité pour recevoir et ressentir l’état de dysharmonie chez la personne. Cette ouverture couplée à celle du patient crée l’interface du couple patient-thérapeute, interface qui constituera le terrain d’opérabilité du soin, et le vecteur des prises de conscience durant la séance. L’objectif étant que la personne conscientise à travers cet échange son état et les blocages sous-jacents, par effet miroir du thérapeute.

Plus en détail, la conscientisation s’effectue alors à plusieurs niveaux :

  • la reconnaissance par une personne extérieure induit une baisse de tension entre l’extérieur et l’espace intérieur, sortant la personne de son enfermement, par le bénéfice du partage affectif
  • La personne reconnait ce avec quoi elle est en prise grâce à un discernement accru, faisant ainsi le tri dans un potentiel capharnaüm mental pré-existant, fait d’extrapolations, de liens de cause à effet inopérants, et autres hypothèses hasardeuses.
  • Cette conscientisation se fait en synchronicité, permettant de relier les vécus et ressentis associés au bon sujet au bon moment.
  • Et surtout, la personne ressent son problème en le vivant dans son corps, de façon tangible. C’est un retour au réel salvateur qui balaye les extrapolations mentales, car seul ce qui est réellement vécu est connu. A ce stade, l’information « in-forme » la personne, prend forme en elle, et en révèle sa signification par un vécu intérieur.

L’échange patient-thérapeute, vecteur de conscientisation

Durant la séance, l’échange patient-thérapeute opère pour conscientiser l’état et les concepts sous-jacents à l’origine des blocages, lesquels peuvent s’exprimer dans un plan d’application spécifique à la vie de la personne.

Ce plan d’application ne limitera pas à lui seul la problématique, mais sera un support permettant de venir contacter ce qui « n’est pas passé », la réponse apportée, et l’état général induit toujours actuel. Il constituera un champ d’application spécifique permettant de matérialiser la difficulté, en même temps qu’un point d’appui permettant d’extrapoler ce mode de fonctionnement à l’ensemble des aspects de la vie de la personne.

Un des outils de cet échange est la prise du pouls par le praticien, permettant de faire parler le corps sur les concepts & informations sur lesquels la personne n’est pas neutre.

Traverser par le ressenti pour transformer

Une fois l’information reconnue et acceptée, le patient va pouvoir la ressentir pour traverser la souffrance associée en accompagnement par le thérapeute, afin d’en faire la mutation pendant la séance.

Ces ressentis peuvent induire des manifestations émotionnelles et physiques, signe d’un travail de transformation en cours. Traverser son problème pour le transformer est un passage obligatoire pour qui espère un changement, et éviter cette étape signifierait un refus d’obstacle ou un déni qui sont cependant, parfois, les seules solutions possibles. En tant que pratique non intrusive, l’étiomédecine constate et respecte cette option, et ce quelles qu’en soient les raisons qui sont propres à la personne : respect des capacités d’adaptation du moment, besoin de temps, informations pas recevables, etc…

Ce travail de transformation est un privilège de la dimension affective de l’individu, que ne permet pas la dimension mentale. Le soin d’étiomédecine réserve donc de larges plages de ressentis en silence, afin de laisser à l’esprit et au corps le temps et l’espace pour traverser et transformer, sans interférences du mental. La parole aura bien sûr sa vertu thérapeutique en aval des ressentis. Dans son essence vibratoire, elle est vectrice de jonction corps-esprit, en tant que manifestation de l’esprit vibrant mettant le corps en vibration par son office. Cela étant dit, les mots exprimés par le patient pour décrire son vécu sont ses clés d’accès personnelles à l’information sous-jacente, mais ne la réduisent pas.

Le terme de transformation est ici important : on trouve dans ce processus une nouvelle façon de s’adapter à l’information avec laquelle on était en prise. On ne supprime pas le mal, on reconnait la non-adaptation comme étant « ce qui fait mal » et la tension induite à l’origine des souffrances. Le « lâcher-prise » relèvera donc plus d’une forme d’acceptation et d’adaptation, au sens où on cesse d’être en lutte avec un concept resté bloqué.

La finalité du soin est une levée des blocages permettant la relance du mouvement, lequel se signifie dans toutes ses formes : circulation dans le corps, apaisement émotionnel et mental, connexion à soi et accès à une réalité de vie plus vibratoire.

Post séance

Le bien-être ressenti et la transformation des blocages en séances vont créer les conditions pour une remise en mouvement de la personne, et une capacité à agir plus justement au regard des concepts causant souffrances auparavant. L’allègement à l’issue de la séance va permettre à la personne de pouvoir gérer les choses autrement « dans la vie réelle ».

Car c’est in fine « acter » dans le réel qui « retourne » définitivement les choses.

Un travail de la conscience

L’étiomédecine est un travail de la conscience. Au sens où ce qui réagit en nous est la manifestation de notre propre subjectivité et de ce qui nous concerne. Ainsi, nous réagissons à des stimuli extérieurs, ou situations vécues, parce qu’ils font écho à ce sur quoi nous ne sommes pas neutres. En effet, si nous ne pouvons modifier l’extérieur et le comportement d’autrui, nous pouvons remanier notre gestion interne des influences et situations externes.

Cela étant dit, cette notion de subjectivité trouve sa limite aux événements traumatiques objectifs, générateurs d’une menace directe sur l’intégrité psychique et/ou physique de l’individu.

Point d’attention et nota bene

Le terme « étiomédecine » ne fait référence en rien à la notion de « médecine » au sens où on l’entend classiquement, qu’elle soit généraliste ou spécialiste, mais correspond au nom défini à l’origine par son créateur (Dr. J.L. Brinette). Ce nom est resté avec le temps en permettant une identification de la technique auprès du (pas encore très) grand public.

De fait, il va de soi qu’un suivi en étiomédecine ne se substitue en aucun cas à un suivi en médecine généraliste ou spécialiste. Aucun diagnostic n’est délivré, pas plus que de prescriptions, et encore moins de recommandations sur la gestion métabolique de la personne. Elle est une discipline complémentaire qui ne prétend se substituer à aucune autre.